![]() |
Asthme, allergies, eczéma, psoriasis Suppression complète - plus de 90 % de réussite Méthode basée sur une recherche clinique, sans prise de médicament
|
![]() |
On les envisage comme une représentation
phylogénique de la structure du corps des invertébrés et en particulier des annelés. Le système sympathique est l'élément fondamental du système nerveux :
Le ganglion spinal Maintenant voyons le rôle d'un ganglion latéro-vertébral
dit ganglion spinal.
Que l'on ne s'y trompe pas, ceci contient l'explication de la réflexothérapie cutanée sous ses diverses formes. Il est de ce fait évident que des interactions vont exister entre peau, viscères et muscles dans un même segment métamérique. Mais laissons parler Guy Lazorthes :
L'illustration la plus fameuse est le point de Mac Burney
qui est la projection d'un appendice enflammé. Ce point est lui même sujet à caution puisqu'il peut être présent alors que l'appendice est enlevé ; un point douloureux, identique dans son principe de localisation peut aussi être présent de l'autre côté et parfois conjointement au Mac Burney ! Que signifient-ils dans ces cas ? Alors, des questions se posent :
Ceci pourrait peut être expliquer pourquoi chez l'enfant, l'appendice se révèle parfois normal à l'opération alors que tous les signes cliniques qui l'ont justifiée étaient présents : nausées, Mac Burney et test de Blomberg (confidences d'un ami chirurgien). L'expérience qui permettrait d'apporter les réponses à ces questions serait de vérifier la présence d'une restriction de mobilité articulaire D12/L1 chez un sujet présentant tous les signes d'inflammation de l'appendice, puis de lever cette restriction et voir ce que deviennent inflammation et symptômes ! Ce raisonnement m'a permis de découvrir l'existence
d'autres points réflexes traduisant des pathologies viscérales diverses (en relation
intime avec des informations nociceptives articulaires). Ils sont présents dans :
A signaler que la combinaison de certains points
particuliers est systématiquement présente dans certaines formes de pathologies. La localisation métamérique des pathologies cutanées est toujours associée à des étages vertébraux qui sont à la source d'informations articulaires nociceptives projetées sur ces territoires. A ce sujet je rappelle que :
A noter que :
Ce à condition qu'elle ne soit pas dégénérative et/ou
irréversible, pour exemple "le diabète chez l'adulte" (voir à ce sujet
l'article "l'information fantôme" Vous N°19). Certains objecteront que la segmentation métamérique est floue, de par le fait que les segments se recouvrent mutuellement à l'image des tuiles d'un toit et que l'on peut difficilement attribuer tel ou tel secteur cutané à un métamère précis. Citons Guy Lazorthes à ce sujet :
Le recouvrement d'un territoire métamérique par celui qui le suit et celui qui le précède est logique car il permet la survie de ce territoire en cas de déficit de la fibre directe. Lorsque ceci se produit, seule une petite zone subit une hypoesthésie. Nous pourrions considérer les ganglions spinaux comme des "mini cerveaux métamériques" synchronisés par des connections médullaires, sans pour autant impliquer le système central par une foule de détails qu'ils peuvent gérer directement. Ce sont bien des mini cerveaux inversés car ils contiennent des neurones "intermédiaires" (en T dont les cylindraxes se dirigent vers la moelle épinière et les dendrites vers les terminaisons nerveuses diverses) qui gèrent et modulent les informations entre les neurones médullaires et les terminaisons cutanées, musculaires ou viscérales. Nous pourrions envisager qu'ils détiennent, en association avec les noyaux médullaires, la "somatotopie viscérale" absente du système central. Centralisant les informations, les modulant, les sélectionnant et n'échangeant que ce qui est nécessaire avec le système central. Les ganglions sont opérationnels, chez l'embryon, avant même la mise en fonction du système central, en même temps que se forment les premiers viscères. Mais d'autres questions sont soulevées : cette association entre les ganglions, réalisée par les connections médullaires, ne contiendrait-elle pas les informations nécessaires à la réalisation d'un viscère, tant dans sa forme, son volume et sa fonction. J'avais évoqué, dans un précédent article, l'hypothèse de la neurosignature qui recueillerait les informations somatiques sous la forme d'une image qui serait comparée à la neuromatrice cérébrale qui "contiendrait dès la naissance l'image, la forme et le volume de l'adulte à devenir" (Vous n°19). La neuromatrice viscérale se trouverait-elle dans les ganglions spinaux ? Des décisions sont donc prises à ce niveau médullo-ganglionnaire et c'est également à ce niveau que des erreurs peuvent être engendrées : informations projetées, conscientes ou inconscientes (douleur de l'infarctus, projection cutanée d'une information viscérale, projection cutanée, viscérale ou musculaire d'une information articulaire). Ces erreurs d'interprétations vont être à la base de réactions du système central et des mécanismes de défense qui vont entraîner des pathologies qui ne peuvent trouver d'explication que dans cette logique de raisonnement. Cela ira plus loin encore, en entraînant des pathologies du comportement (voir article "neuroimmunopsychologie" Vous n°25) qui semblent avoir une relation privilégiée avec certains territoires métamériques et certains viscères. Cette association est parfaitement mise en évidence lorsqu'on examine la distribution des points d'acupuncture, non pas selon la classique codification par méridiens mais dans leur distribution métamère par métamère. Nous découvrons alors une correspondance neurologique systématique entre les points indiqués traditionnellement pour une action viscérale précise et le viscère associé au ganglion spinal commun. L'acupuncture devient de ce fait un "arc réflexe cutanéo-viscéral" parfaitement démontrable, qui permet d'augmenter ou de diminuer le métabolisme d'un viscère par l'action d'une vasodilatation ou d'une vasoconstriction réflexe. Nous y trouvons aussi des points codifiés pour des actions sur le comportement, ce qui laisse à penser qu'à un trouble viscéral correspond un trouble comportemental (l'entité viscérale est bien connue des acupuncteurs). Cette étude, qui apporte la justification neurophysiologique de l'acupuncture et de l'ostéopathie, m'a demandé cinq ans de travail, elle vient d'être déposée à la Bibliothèque Nationale de Paris (où elle sera consultable et ma propriété intellectuelle protégée) en attendant d'être éditée (depuis, mon livre a été édité). Ceci est parfaitement logique si l'on se réfère à la conception du "Moi" donnée par Antonio R. Damasio et aux émotions corporelles inconscientes qui régissent les réactions comportementales affectives (Vous n°25). A ce propos, Wilhelm Reich était-il un visionnaire ?
Mise à part la notion de circulation d'énergie à laquelle je n'adhère pas, préférant la notion de transmission d'informations, cette vision revue dans le sens somatopsychique est en accord avec mes observations. Finalement tout est dans tout, la tradition acupuncturale va nous permettre de comprendre des mécanismes non encore élucidés mais sa propre compréhension doit d'abord passer par son analyse effectuée sur la base des connaissances neurophysiologiques du système nerveux périphérique, du système central, des mécanismes comportementaux et immunitaires.
|