| |
|
Contrôle de
l'énergie : neurophysiologie |
Ou la "Loi de
l'artère" de J. R. Gesret
Introduction
Cette page est la suite logique
de deux approches différentes : "Acupuncture : les énergies
traditionnelles" faisant un point scientifique sur les "énergies"
décrites dans les ouvrages anciens d'acupuncture et "L'évangile
ostéopathique" faisant le point sur la fameuse Loi de l'artère,
ou règle de l'artère décrite dans les écrits de A. T. Still.
Je vais donc démystifier les fameuses énergies des acupuncteurs ainsi
que cette
fameuse Loi de l'artère toujours à la bouche des ostéopathes
iconophiles et leur démontrer comment se détruisent les îlots de
Langherans dans la
pathologie diabètique.
Principe
Le système parasympathique suit les artères, et son rôle est de les
maintenir dans un état de constriction permanent (un calibre minimum, bien
entendu) ; le système orthosympathique jouant un rôle antagoniste en
provoquant la dilatation de tronçons artériels afin d'irriguer plus
intensément un organe qui doit produire un effort ou un travail.
Le rôle du sympathique est équivalent au rôle d'un câble d'accélérateur
qui va ouvrir le carburateur (apport d'oxygène et de carburant =
"énergie") pour que le moteur augmente son rythme de travail ; le
parasympathique joue le rôle du ressort de rappel qui va faire revenir le
carburateur à son point de ralenti, assumant la simple survie du
fonctionnement.
Relation "ostéologique viscérale"
(voir
note)
-
L'artère ou l'artériole transporte le sang chargé
d'énergie.
-
Le système nerveux périphérique module le débit de
l'artère ou de l'artériole.
-
Les restrictions articulaires du rachis
troublent la
fonction sympathique et favorisent la dominance parasympathique.
-
Cette prédominance rétrécit le calibre de l'artère,
réduit l'apport de sang, donc d'énergie.
-
La manipulation lève le barrage inflammatoire, issu de la
restriction de mobilité articulaire, qui comprime la fibre sympathique issue du rachis.
-
La manipulation libère donc l'action sympathique
(dilatation) qui permet la régulation du débit dans l'artère ou l'artériole, et de ce
fait la régulation de l'énergie du viscère concerné.
-
L'acupuncture et les manipulations ostéoarticulaires ont en commun
d'agir sur la régulation du débit artériel viscérale du segment traité.
-
L'une par la stimulation de l'arc réflexe
cutanéo-viscéral perturbé par des compressions ou des informations projetées (fantômes), l'autre par
l'élimination pure et simple de ces mêmes informations perturbatrices.
Comment ?
Le contrôle de la vasodilatation et de la vasoconstriction artérielle semble être
le seul lien qui puisse unir ces deux fonctions en
enrichissant ou en appauvrissant l'apport de sang, donc d'énergie, d'un
organe ou de n'importe quelle partie du corps.
De tous les organes de la vie végétative, ceux du système circulatoire contribuent le
plus à créer les conditions assurant un remaniement rapide de l'activité des tissus, à
mesure que varient les conditions d'existence de l'organisme dans le milieu ambiant.
Toutes
les fluctuations locales du métabolisme des tissus découlent
nécessairement
d'une modification survenue dans leur irrigation sanguine.(C. Bykov) |
Ainsi, nous comprendrions mieux cette notion
de vide d'énergie ou d'excès d'énergie qu'il faut tonifier
ou disperser suivant la Tradition acupuncturale. Si l'on admet ce raisonnement logique, il faut le
rapprocher de ce que j'ai décrit concernant les anomalies du réflexe
épicritique cutané. A rapprocher aussi du discours, plus philosophique
que physiologique de Still.
Deux types de perceptions cutanées
Nous avions décrit deux types de perception (piqûre et
brûlure) et deux types de réaction (soit vasodilatation, soit absence de réponse ou
même vasoconstriction).
Une zone cutanée normale perçoit et transmet à la fois les informations mécaniques
fines et les informations thermiques exogènes normales.
Cette zone, sous l'influence de l'écorce cérébrale, module normalement ses réflexes
vasoconstricteurs et vasodilatateurs qui assurent la régulation thermique endogène.
On
peut dire que l'écorce cérébrale gouverne la périphérie : elle règle l'activité
fonctionnelle des appareils périphériques. L'écorce n'enregistre pas seulement, elle
dirige et commande la réceptivité cutanée. La liaison de la sensibilité cutanée avec
l'écorce n'est pas une simple connexion centripète unilatérale ; c'est une
interrelation en tous sens.(C. Bykov) |
Il semble logique d'avancer que les
réactions corticales seront faussées dans la mesure où les
informations cutanées perçues sont inexactes.
Une zone cutanée anormale ne perçoit ni ne transmet les informations mécaniques fines,
mais les intègre dans leur ensemble comme étant exclusivement des informations de type
thermique. Cette zone ne module plus son système de vasodilatation, elle est inerte dans
la majorité des cas (parfois vasoconstrictée et visible par rapport aux zones qui la
délimitent, sans l'aide d'une excitation particulière).
Une simple friction à l'aide d'un "gant de crin" la fait se révéler
immédiatement, mais l'usage de la "fleur de prunier" est plus intéressant du
fait de la sensation de brûlure qui révèle la zone anormale avec précision.
Deux actions principales
Il faut noter qu'en acupuncture deux actions principales
sont prévues pour remédier aux problèmes posés : la piqûre et les moxas. Il existe
des variantes concernant les aiguilles qui peuvent être froides ou chauffées,
manipulées ou non et parfois laissées à demeure. Nous retrouvons bien la notion d'information mécanique et
la notion d'information thermique dans le traitement ainsi que dans l'observation des
anomalies du réflexe épicritique cutané.
La
physiologie de l'organisme doit être considérée comme un tout, il ne peut y avoir de
séparation de principe entre les processus engendrés par l'irritation des récepteurs
détectant les influx venant du milieu intérieur de l'organisme et l'irritation des
récepteurs sensibles du milieu environnant.
(d'après Pavlov, dans sa théorie unitaire de l'activité analytique). |
D'après C. Bykov
De son point de vue, la question se pose de la façon suivante :
-
Faut-il considérer que l'irritation des intérocepteurs est
seulement la cause des réflexes élémentaires absolus et, avant tout, des réflexes qui
modifient l'activité de ce même système d'organes où sont situés des intérocepteurs
donnés ?
-
Faut-il continuer à opposer les intérocepteurs aux
extérocepteurs qui sont le champ principal de réceptivité des réflexes conditionnels,
ces derniers étant à la base des réactions motrices de l'organisme dans le milieu
extérieur ?
La conception clinique actuelle veut que soient éloignés
les récepteurs dont les influx déterminent le comportement de l'organisme dans le milieu
extérieur et ceux dont les influx déterminent les réponses de l'organisme aux
fluctuations de son milieu intérieur.
L'écorce
cérébrale qui contrôle tout le comportement de l'organisme
dans le milieu ambiant, agit en même temps sur toute l'économie interne.
Il serait donc invraisemblable que la liaison inverse n'existe pas. (Bykov). |
Les informations
projetées
Pour qu'un postulat soit exact, il faut pouvoir en
inverser les termes :
Il existe une analogie entre les fibres sympathiques
viscérales et les fibres sympathiques cutanées (conductrices des informations
thermiques) : elles sont amyélinées, de faible diamètre et de conduction lente.
Logiquement il pourrait aussi exister une relation de similitude entre les deux types
d'informations qui, de ce fait, pourraient être à l'origine d'erreurs d'interprétation
de la part du système central. Admettons que les informations d'une zone cutanée, ne
transmettant plus les informations mécaniques fines mais seulement des informations
permanentes de type thermique, soient perçues par un système (central, médullaire ou
ganglionnaire) comme étant des informations issues du viscère correspondant :que
se passerait-il ?
Un viscère est normalement
régulé
Nous pouvons déjà retenir qu'un viscère est normalement
régulé avec des phases d'activité maximale et d'autres minimales, qui correspondent à
des rythmes imposés par la société (repas, repos, travail).
Il s'agit soit de rythmes biologiques soit de rythmes chronobiologiques plus subtils.
Ce viscère subira donc des phases où l'afflux sanguin, sa production de travail, de
chaleur et de déchets seront au maximum ; en dehors de ces périodes de suractivité,
l'afflux sanguin sera régulé a minima pour assurer son entretien à l'état de veille.
Sa production de travail, de chaleur et de déchets seront alors au minimum.
S'il reçoit beaucoup de sang, donc beaucoup d'énergie, il
produira également beaucoup de chaleur :
- est-ce que par hasard cette information thermique ne
serait pas exploitée pour en réguler le fonctionnement par effet de contre-réaction
(feed-back) ?
- si une information thermique permanente pouvait être
perçue (projetée) comme venant du viscère correspondant, sa régulation en serait-elle
perturbée et serions-nous victime de son dysfonctionnement ?
Cela paraît logique car si les informations thermiques
sont du type "froid" (qui provoque une vasoconstriction cutanée locale) et
perçues comme provenant du viscère, par voie réflexe, il se produirait une
vasoconstriction viscérale identique, donc une réduction du débit de son apport sanguin
(vide d'énergie qu'il faudrait tonifier par des moxas).
Dans le cas d'informations thermiques de type "chaud", il se produirait le
mécanisme contraire et nous assisterions à une augmentation de l'apport sanguin au
niveau du viscère.
Mécanismes physiologiques
Les points d'acupuncture pourraient de ce fait posséder
une fonction stimulant un réflexe de vasodilatation ou de vasoconstriction au
niveau de l'alimentation d'un viscère, lui augmentant ou lui diminuant son apport sanguin
et de là, comblant son vide d'énergie ou dispersant son excès.
Nous retrouvons là des principes en accord avec la Tradition acupuncturale et avec des
mécanismes physiologiques et neurophysiologiques de la science actuelle.
Nous tenons notre lien logique entre, d'une part, l'excès d'énergie, le chaud et la
dispersion à l'aiguille, d'autre part le vide d'énergie, le froid et la tonification par
moxas.
Le mécanisme du froid
Prenons l'exemple "d'un coup de froid" sur la poitrine. Quel mécanisme
réflexe en découlerait selon le principe évoqué :
-
vasoconstriction cutanée avec ou sans frissons
-
vasoconstriction viscérale induite
-
ralentissement du flux sanguin dans les capillaires
viscéraux
-
abaissement du taux de globules blancs circulant, donc
abaissement des défenses
-
possibilité d'infection bactérienne ?
Le mécanisme du chaud
Nous allons envisager le principe mis en jeu lors de l'utilisation du cataplasme
à la farine de moutarde* (P. suivante), un révulsif local, bien connu des Anciens :
-
révulsion cutanée localisée à la poitrine avec forte
réaction érythémateuse
-
forte vasodilatation viscérale induite
-
augmentation du flux sanguin dans les capillaires viscéraux
-
augmentation des globules blancs circulant, donc élévation
des défenses
-
possibilité de destruction bactérienne.
D'autres exemples :
Il s'agit bien de réflexes cutanéo-viscéraux et non du
passage frigorique ou calorique au travers de la peau, parfois au travers d'une relative
épaisseur de graisse sous-cutanée.
La mise en hyperthermie générale par un bain chaud (38°) était une technique déjà
utilisée par les Romains.
Un bain hyperthermique provoque une fièvre artificielle et de ce fait, lance tous les
mécanismes de défense avant même leur déclenchement naturel par l'infection.
Ce procédé, peu utilisé de nos jours, donne d'excellents résultats sur la grippe, mais
il est déconseillé en cas de troubles circulatoires.
Les Anciens connaissaient bien l'usage du grog composé de rhum, de miel, de citron et
d'eau bouillante qui provoque une réaction de chaleur et de transpiration en cas de
symptômes grippaux ; son usage ne s'est pas complètement perdu ;o))
On pouvait aussi obtenir une action à distance, en injectant des substances
anesthésiques dans une zone cutanée pour calmer une douleur viscérale
(Pr. Lemaire, ancien doyen de l'Académie de Médecine de Paris).
Le meilleur
exemple concernant la Loi de l'artère
Pour bien illustrer cette Loi de
l'artère que je mets en évidence neurophysiologiquement, voici l'exemple
du diabète, ou de la destruction des îlots de Langherans.
En préliminaire, pour avoir
une solide base de départ, je vais citer un extrait d'un document
médical référent en la matière, je ferai mon commentaire ensuite :
II. HISTOLOGIE DES ILOTS DE LANGHERANS
L'unité fonctionnelle est donc l'îlot de Langherans. Il s'agit de
groupements cellulaires de 20 à 300 µ de diamètre. Ils correspondent à
1% du poids du pancréas. Ils sont entourés par une membrane au contact
de laquelle on trouve de nombreux capillaires. De nombreuses
terminaisons nerveuses appartenant aux systèmes sympathique et
parasympathique entourent les îlots. Les diverses cellules des îlots de
Langherans ont un aspect fonctionnel sécrétoire avec présence dans le
cytoplasme d'un abondant réticulum endoplasmique associé à de nombreux
polysomes, des mitochondries et surtout des granules sécrétoires. On
distingue 3 types cellulaires :
-les cellules bêta (ß), situées au centre des îlots, sécrétant de
l'insuline et constituant 70% des cellules des îlots de Langhérans.
- les cellules alpha (a) sécrétant le glucagon et constituant 20% des
cellules,situées le long des axes vasculaires
- les cellules delta (d), à la périphérie, les moins nombreuses,
sécrétant de la somatostatine pour la plupart ou de la gastrine.
- les cellules F sécrétant le polypeptide pancréatique.
Je reprends cette citation extrêmement
importante :
"Ils sont entourés par une membrane au contact de laquelle on trouve de
nombreux capillaires. De nombreuses terminaisons nerveuses appartenant
aux systèmes sympathique et
parasympathique entourent les îlots."
Pourquoi le mécanisme de régulation sanguine ne
serait il pas identique au niveau des capillaires de la membrane
entourant les îlots de Langherans ?
A partir de l'instant où l'influx sympathique - issu de la medulla,
passant par les trous de conjugaison des vertèbres dorsales, formant à
cet étage les nerfs splanchniques, dont une partie va innerver le
pancréas - vont donc avoir une action imparfaite sur certaines zones de
celui-ci ; les îlots ne seront plus alimentés correctement par des
capillaires vasoconstrictés et de ce fait vont tout simplement être
détruits !
Alors dans ces conditions, le diabète ne serait
pas une pathologie du système immunitaire !
Un autre cas de figure :
- j'ai découvert que ce principe de vasoconstriction conduisait à des
destructions vitales, en observant des cas d'alopécie et en corrigeant
les problèmes qui les déclenchaient.
Tant chez l'homme que chez la femme :
- une surproduction de testostérone (analyses le prouvant) avec pour
origine des problèmes lombo-sacrés - logique, toutes les commandes
génito-urinaires en sont issues, sympathiques (lombaires) et
parasympathiques (sacrum);
- ajouté à la zone métamérique cutanée dépendant dans sa majeure partie
de l'OAA (Occiput, Atlas, Axis), encore logique de par la liaison
crânio-sacrée.
Conduisent à une forte vasoconstriction de ces zone métamériques
contenant des récepteurs à la testostérone, à la perte d'irrigation des
bulbes capillaires et à la perte du cheveu qui en dépend.
Ceci est le résultat de constations !
La clinique n'existe plus !
Note : Relation "Ostéologique
viscérale" et manipulations ostéoarticulaires car utiliser "ostéopathie"
serait reconnaître le monopole de cette appellation pour tout ce qui est
mobilisation articulaire ; tout comme le "thrust" qui est devenu l'usage
exclusif des chiropracticiens et "normalement" interdit à toute autre
pratique (dans la sphère d'influence américaine) ; tout comme
reconnaître le droit à un américain sans scrupules de prendre un brevet
sur le riz basmati, nourriture traditionnelle aux Indes.
|
|